04 juillet 2009
battle. épisode 3
J'y prends bien goût à ce battle pâtisserie. en temps normal, j'ai vraiment pas besoin d'excuse pour pâtisser mais là je dois dire que ça dépasse tout. Je pâtisse plusieurs fois par jour. Rien que ça.
Ce week end, je te suggère un retour en arrière dans ta lointaine enfance quand, avec tes petits sous en francs, tu allais à la boulangerie te ressourcer en goûter. Tu hésites, tu testes différentes variétés de goûter, tu changes à chaque fois jusqu'au jour où tu tombes sur un truc, tu chois en pâmoison devant le goûter de tes rêves, tu te délectes et les fois suivantes, tu regoûtes encore et encore. Toujours la même chose dont tu ne te lasse plus. Et puis tu grandis, tu arrêtes le gouter spécial boulang' parce que ton humble postérieur te le fais savoir plus que de raison et ce goûter nostalgique te hante régulièrement.
Mon goûter qui tue à la boulang' de quand j'étais petite, c'était les lunettes à la conf' de framboises. de la balle. 
Regarde moi ces jolis carrés de pâte. Prêts à accueillir la substantifique moëlle framboisière, j'en tressaile encore.
oulalalalalala, ça devient difficile de rester sérieux.
Fais gaffe quand même parce que la bave sur la clavier c'est pas tip top.
Tu as bien vu, ça ne ressemble pas à des lunettes. Tu as l'oeil, fichtre. Mais c'est pas évident à trouver comme gabarit dans le commerce finalement, alors on fait avec ce qu'on a.
Verdict?

Muy bien...
01 juillet 2009
dernière étape
Ecoute, je suis crevée. Exténuée. Sur les rotules. Sans rire j'ai un métier difficile. Mais là j'ai atteins la dernière ligne droite. Demain, vacances, j'oublie tout, plus rien à faire du tout... Dernier jour dans ma petite école de campagne, après les dernières réunions ici, les nouvelles ailleurs, bientôt, valise, crème solaire, paréo, maillot de bain, épilation, chateau de sable. J'ai hâte quand même. tu m'excuseras, je suis pas très bavarde ce soir mais promis dès bientôt, je serai disponible. Peut être même que je croulerai sous le temps libre. Enfin, sans compter la liste longue comme le bras de to do during holidays.
Marin et son pote Malo, on dirait pas comme ça mais ils se sont foutus sur la gueule tout le week end...
Je te donne rendez vous ce week end pour le new battle patisserie, t'en es?
21 juin 2009
j'ai plus rien à me mettre... et je suis en retard.
C'était le challenge d'hier mais moi j'avais kermesse alors je me suis fait un mot d'excuses. Voilà, voilà.
c'est pas une robe, c'est une tunique, mais les fleurs sont là.
Popeline de grand mère, biais à fleurs.
Et alors là, je voudrais juste m'insurger un peu. J'ai choisi le modèle A du dernier Otona juste parce que j'ai lu partout qu'il était trop facile, trop rapide à faire et tout. J'ai fait et défait les plis plus de fois que je ne sais compter. Même pas mal. J'ai réduit l'ampleur et le Papa me demande où je compte m'envoler comme ça; toujours autant d'humour celui là.




Avec le boyfriend jean ça colle bien.
Maintenant, je peux allez voir toutes les créations sans culpabiliser.
20 juin 2009
Je peux pas, j'ai kermesse.
J'ai senti que tu as pensé à moi, j'ai senti tes ondes, tu m'as accompagnée toute la journée, merci. Aujourd'hui, je précise pour les retardataires, c'était kermesse. Pas celle de Leïlou, non, la sienne c'était le week end dernier, je m'en rappelle, j'ai tenu un stand pouringue sous un espèce de auvent qui a menacé de se casser la gueule une bonne douzaine de fois et j'ai compris que moi aussi j'allais sans doute avoir mon grand moment de solitude quand j'ai vu la maitresse des CM2 diriger ses élèves flûte à la bouche, sur le podium avec une petite baguette à la main, pendant que tous les parents faisaient sssssssssssss en plissant les yeux, que les enfants se bouchaient les oreilles, que les bébés dans les pousettes se réveillaient en hurlant et que je me disait, arrete avec tes longues phrases c'est insupportable, mets des points bordel. J'ai apréhendé du coup le moment de solitude pendant toute ma petite semaine. En plus, faut que tu saches qu'en maicresse dévouée que je suis, j'anime la chorale de l'école. Oui madame, je fais chanter les nenfants et je fais pleurer les momans sur le petit âne gris d'hugues Auffray, c'est moi, tu m'as reconnue. Bref, depuis septembre je bats la mesure, j'essaie de trouver des trucs pour me faire écouter en même temps de tous les enfants de l'école, je fais chanter les petites filles et j'essaie de faire quelque chose des garçons, mais c'est pas facile.
Cet aprem au programme, outre mes petits chouchoux qui ont été remarquables sur scène, à faire leur petits pas de bourrés super grande classe et tout, j'ai bien dû montrer que tout ce petit monde savait chanter. Pas facile. Il y a un truc qu'il faut que je te dise. Quand tu répètes un spectacle en costume, genre répét générale avec les chouchoux, genre, tous sur scène pour la partie chorale, et ben c'est le bordel. Les parents sont pas là tu comprends, les chouchoux, ils sont tous là, au même endroit, un peu comme à la récré, limite les frères et soeurs te font croire qu'ils sont contents de se retrouver, à la fin, t'as répété deux chansons et t'as plus de voix parce que nom d'un chien, Maxime, si tu continues, c'est pas au coin que je vais te mettre, mais je vais te pendre par le bénard en haut du clocher d'à côté et là tu pourras crier comme un putois que tu es pour que quelqu'un vienne te libérer. Non mais des fois. Bref, l'enfant, en société enfantine est insupportable, MAIS tu te rassures en te disant, c'est normal, pauvres chouchoux, c'est la pression, le stress qui monte, quand ils seront devant leurs parents, ils feront moins les malins, ils me regarderont, m'écouteront, j'aurai 124 yeux braqués sur moi et ma petite baguette métronomique.
Tu parles. Rien à foutre le Maxime. Exprès, il a chanté faux ET fort, exprès il m'a pas regardée et du coup, il avait un temps d'avance sur tout le monde, exprès il pinçait sa voisine pour qu'elle boude. Le petit con.
J'ai bien mérité l'hibiscus spécial maitresse (le même que l'année dernière, comment savent-ils?)
Ben non, j'ai pas d'autres photos. J'ai bien tenté de demander à une collègue de me prendre en photo de dos en train de diriger le chanteur à la croix de plomb, mais sans qu'on y voit sa tête mais elle m'a regardée de travers.
Là, je dois dire, je repose mes oreilles, après l'effort, le réconfort.
On ne se refuse rien.
On choisit la facilité, comme celle de ne prendre que demain des jolies photos de ma tenue fleurie pour le challenge couture du jour.
19 juin 2009
Rebondissement.
Histoire de me changer les idées avant mon grand moment de solitude de demain, je vais voir ce que tu racontes chez toi. Et horreur, j'ai constaté que j'ai raté le battle pâtisserie du lundi. La poisse. Qu'à cela ne tienne, comme le rattrapage du bac, je rattrape mon battle le vendredi. Le thème est archi simple. Cette semaine, le battle, c'est feignasse attitude, la pâtisserie choup choup en deux coups de cuillère à pot, tout le monde est content. De la pâtisserie accessible à tout un chacun. Ma pâtisserie de feignasse, plus facile je sais pas si on peut.
Du pain frais coupé en fines tranches, des carrés de chocolat, au four 4 minutes; le dessert au choc qui dépote et qui en fout partout aussi accessoirement.
Bon, là t'arrives en fin de course, j'en ai sauvé deux pour la photo.

En tous cas, ça plait.
Les autres battles, je les ai trouvé là et là, mais je suis sûre que la contagion va s'étendre...
17 juin 2009
Besoin de rien, envie de toi
Nan, allez excuse moi, je me suis métamorphosée en poulpe ces derniers temps. Même que j'ai même pas répondu à tes com ces dernières semaines, je sais, je sais, c'est dégueulasse, dis le, tu n'es qu'une merde Virgo, la loose, tu te prends pour qui à faire ta belle là, genre à faire comme si t'avais pas de blog. Bon. Allez, on tourne la page on n'en parle plus. En fait, j'ai eu une non envie de toi ces derniers jours, dingue. Le prend pas mal mais alors si tu savais à quel point le soleil, les barbeuk, la piscine et les marques de maillot ont été prioritaires dernièrement. Je t'ai laissé de côté mais là tu vois je reviens te voir, te saluer, te dire que tout va bien, les enfants sont baignés, ils ont finis de repeindre la cuisine avec leurs épinards, ils se mettent sur la gueule jouent tranquillement en attendant l'heure de se coucher.
Je vais t'avouer un truc, je pensais même ne pas revenir en fait. Je sais c'est vache mais j'ai réfléchis (et putain, qu'est ce que ça fait mal à la tête) et je me suis dit oui tout ça, finalement, tout ça, le blog, tout ça, c'est qu'une belle mascârâde (je suis trèèèès patate chaude quand je veux), même que c'est pas la vraie vie, tout ça, faudrait voir quand même à pas lésiner la vie qui va avec, tout ça. Et puis bon, quand j'ai eu finis de réfléchir, j'ai d'abord avalé deux dolip', rapport au mal de crâne, pis bon, je me suis dit que je ne pouvais pas ne pas te raconter la fête de mon école qui se profile à l'horizon.
c'est samedi. J'en ai des palpitations, c'est l'horreur. Ce que je crains le plus, c'est le moment de solitude. Putain, le moment de solitude avec en vrac et dans le désorde, le cd qui passe pas dans la chaine, la directrice qui a le chic pour avoir les bons mots qui tuent pour les collègues devant tout le monde, la choré de la collègue qu'est hachement mieux que le pas de bourré de mes olibrius, la chute du podium, ma robe transparente avec une culotte fuschia, le papa de Célestine qui me fait des clins d'oeil, des bricoles quoi.
Nan en fait, samedi ça va être la consécration. Depuis le mois de septembre, je travaille au corps tous les chouchoux de mon école et je les fais chanter. tous ensemble. Ouais je sais, je suis complètement tapée. Il va être là le grand moment de solitude, moi face à 62 affreux, dos à tous leurs parents, réclamant le silence bordel, tapant du pied sur Nougaro, mimant les crocodiles, beuglant y'a d'la joie, et j'en passe.
Tu penseras à moi, dis?
01 juin 2009
THE battle
Je pourrai te raconter mon week end, parcourant les routes avec les loulous pour aller rendre visite aux keupines tout ça, mais non.
Ce soir, lundi 1er juin, s'ouvre la première page du battle pâtisserie. Vanessa se prend pour une grande, elle fait sa fière et se croit capable d'accéder au rôle de pâtissière en chef en deux coups de cuillère à pot. Genre la meuf. T'as rien perdu pour attendre.
Pour mon battle, je te propose, pour changer, un truc super light, à privilégier avant la sieste des loulous histoire qu'ils dorment bien ensuite.
Pour mon battle, j'ai demandé de l'aide à Trish, valeur sûre, surtout en matière de light.
Pour mon battle, j'ai même tenter le caramel toute seule comme une grande, et en plus, fingers in the nose.
Pour mon battle, voici le trifle normand de la balle. Attention l'estomac les yeux...
Regarde moi un peu cette mignardise si elle n'est pas choupougnette...
Hormis le caramel, plus facile tu meurs.
Pour 5 jolis trifles normands, il te faut quelques palets bretons, genre 6/8; tu les écrases, tu les mets au fond d'un cercle de pâtisserie et tu imbibes d'une cuillère à café ou deux de calvados. Pour la part des loulous, j'ai imbibé de lait, je suis pas téméraire. Trish, elle, elle te conseille d'utiliser des verrines, mais moi la verrine, je peux pas, déjà rien que le nom, j'ai l'impression d'être chez le véto qui me parle vermifuge et tout alors, j'ai pas de verrine, je fais autrement. Avec mes jolis cercles. Cela dit, j'ai perlé de la moustache au moment du démoulage quand même. Bref, revenons-en à nos petits trifles.
Tu recouvres ton biscuits d'une compotée de pommes, préparée à l'avance, histoire qu'elle ait refroidie, et la compotée en elle même, facile, 4 pommes en quartiers dans un petit fond d'eau, du sucre vanillé, voire un brin de cassonade, tu écrases quand ça fait ploup ploup et vlan, tu recouvres tes biscuits. Après, ça rigole plus, il faut préparer la crème caramel au beurre salé, le truc léger de la recette.
Allez, je t'ai vu, tu paniques, t'es comme moi, préparer un caramal, tu sais que c'est dur. Je le sais tellement bien que d'ailleurs, j'en ai jamais fait, c'était ma toute première fois.
Dans une casserole, deux cuillères à soupes d'eau, 100grammes de sucre, hop sur feux d'abord doux pui fort, tu attends mais tu ne quittes pas des yeux, malheureuse! Surtout, tu ne touilles pas, même si tu en meurs d'envie, éventuellement tu ondules ta casserole par le manche mais c'est tout. Quand le caramel a la bonne couleur (parce que oui, bien sûr, tu goutes pas hein, sinon, tu gouteras jamais plus rien de ta vie...) tu éteinds le fire et tu jettes dedans 50 grammes de beurre salé, là le caramel il est pas content du tout, il crache, il râle, qu'à cela ne tienne, le beurre fond, tu mets 1 grosse cuillère à soupe de mascarpone, tu remets sur le feu et tu mélanges. Te voilà l'heureuse propriétaire d'une sauce au caramel au beurre salé, tu peux être fière de toi.
Tu recouvres ta compotée avec cette jolie sauce, et puis tu recommences, biscuits, compotée, sauce et enfin, crème fleurette et mascarpone montée en crème fouettée. (Là, Trish, elle est bien mignonne, elle dit de la monter en chantilly, mais je te jure, j'ai battu ma crème comme une malade, j'en ai encore mal au bras, bras qui se retrouve plus musclé que l'autre qu'on dirait une joueuse de tennis et ben, j'ai pas eu ma chantilly). Tu laisses au frais une bonne paire de deux haures. Au final, ça dépote grave. 

Même les enfants aiment ça...
Alors? le prochain battle, on le fait quand?
27 mai 2009
De quoi s'occuper les mimines
Je sais pas toi mais moi je suis super difficile quand il est question de lecture. Ces derniers temps, limite je me dépérissais because je trouvais rien de transcendant à me mettre sous la dent. Genre je lisais bien quelques ouvrages, mais à peine le livre fini, j'en avais déjà oublié le contenu. La poisse. J'en étais presque à redouter de plus jamais lire rien de bien. Genre mais qu'est ce qu'il m'arrive? Allô maman bobo. Ma maman justement m'a prêté Carrère et ses autres vies que la mienne. J'ai eu du mal à entrer dedans, au début, je ne voyais pas trop trop où il venait en venir. Et puis au final il m'a plu, je l'ai terminé dans le train qui nous emmenait à Marseille et c'est un peu grave la honte de pleurer dans un train, surtout que le Papa il sait que j'ai la larme facile, alors ce cabillaud il vérifie en inclinant son visage narquois, il vérifie si l'émotion joue bien sa partie. La salop. Comme devant la télé; devant un mélo, le Papa incline son visage, dicrètement et se fout de ma gueule, moi, pauvre petite chose, si j'ose abuser du déversoir lacrimal. Bref.
Arrivée à Marseille, plus rien à lire. Les boules. J'ai trouvé une petite librairie, fort sympathique j'ai fait tous les rayons, comme d'hab', j'ai pris 25 livres pour au final en acheter deux. Il faut que tu saches que ces derniers temps, j'étais en telle détresse lectorale que je n'osais plus acheter de bouquins, de peur d'un mauvais investissement. Alors là, j'ai pris sur moi. En fait, entre deux livres de poche mon oeil aperçoit une couverture dont la photo me dit quelque chose. Par contre, le nom de l'auteure, niet. c'est à la lecture du titre que je me suis souvenue que Ktl conseillait ce roman dans sa chronique littérature. Valeur sûre. J'ai investit. Et j'ai dévoré.
Comment dire? Les chapitres se répondent en prenant place à l'intérieur du moi réflexif des deux personnages. Un coup monsieur, un coup madame. Des airs de Doubrowski mais en drôle. Une pépite.
Mais sinon, le deuxième achat littéraire, qu'était-ce donc? Une autre pépite, mais pour celles (et ceux!) qui connaissent, une pépite avec une bite et des poils.
Non, je sais Margaux Motin n'est pas un homme, mais elle parle comme si elle en était un.
Maintenant que j'ai fini les deux, que fais-je?
24 mai 2009
Mais où as-tu donc été traîner encore?
Ce week end ma foi fut di-vin. Et je pèse mes mots. Je suis partie, profitant du soleil, des quatre jours d'aqueducs, de la présence de Belle Maman, (merci encore Belle-Maman) et j'ai emmené le Papa sous mon bras, tous les deux. Oui, je m'extasie parce que, tu ne vas pas me croire mais la dernière fois que je suis partie en vacances en tête à tête avec le Papa, c'était pour notre voyage de noces, et encore, il y avait déjà un petit intrus au fond de moi. Cette fois, c'était tout les deux et c'était bien. Je te propose le roman photos de mon week end de la balle.
First, tu le remarqueras, j'ai choisi des chaussures tip top pour l"occasion. J'ai traîné mes pieds dans une crypte, pas moins.

ça m'a rappelé mes années fac quand je déchiffrais les enluminures et ratures du Moyen age, même que j'ai fait croire au Papa que j'étais encore bilingue ancien français-français, il a pas vu qu'il y avait la traduction sur le l'affichette uhu. Après ça, j'ai traîné mes pauvres petites sandelettes ici et là, grimpant moult marches,
et même, escaladant quelques rochers, 
Mais là, mes petits petons furent moins reconnaissant. Ouf qu'après il y eut baignade...
Bon, allez, je lève le suspens. Ce week end, je suis partie à Marseille, au grand desespouare de nos familles, normandes depuis toujours, se demandant si on ne faisait pas notre crise d'ado un peu tardivement. Je ne te raconte même pas le commentaire de mon parrain 'ah oui? Marseille? ça fait loin'. J'ai étudié le Marseillais local, j'ai bien ri, j'avais le temps. Déjà, le Marseillais, il parle avec un accent. Le marseillais prononce toutes les lettres quand il parle, c'est plutôt rigolo. Moi, ce que j'ai préféré c'est le jeune Marseillais. Le jeune un tantinet rebelle, qui parle fort, qui se pavane, celui là, c'est mon pref. Mais quand ce jeune là, à Lyon ou ailleurs, pour dire bonjour à son acolyte, sert la main, tape sa poitrine tout ça, et ben à Marseille, le même, il ne sert pas la main, non. Le rebelle marseillais, il fait la bise aux autres rebelles, ça, je dois dire, ça m'a plu. J'ai eu quelques échanges fort sympathiques avec le jeune rebelle de Marseille. Le Papa m'a invitée au restaurant où le vin nous a bien plu si tu vois ce que je veux dire. Sortant du restaurant, plus de métro, plus de bus. Heureusement, Marseille est équipée de vélo que tu empruntes gratos pour rentrer chez toi. Usage fort pratique. Même un brin pompette, voire complètement beurrée comme un petit lu, tu enfourches ton vélo bleu et malgré la robe ras la tu pédales vite pour avoir un max de vent dans la gueule parce qu'à Marseille, même à minuit, il fait chaud sa mère. à minuit passé donc, me voilà sur mon vélo municipal, en robe noire fendue, la banane jusqu'aux oreilles, pédalant tout ce qu'il me reste. Et là, sur la place, pas loin de la plage, quelques jeunes rebelles qui refont sans doute le monde, me regardent arriver. Je me souviens mot pour mot la phrase qui tue, avec l'accent s'il te plait, que rebelle m'a chaudement crié: ''hey, madame, tu veux souffler dans mon alcootest?' La grande classe. J'adore ce genre de réplique. Tu m'imagines, dans mon état souffler dans un alcootest? nan. Moi je préfére pas imaginer.
16 mai 2009
Vide ton grenier
Ce matin dès potron minet j'ai fait un truc de ouf. J'ai vidé mon grenier. Enfin, j'ai pas de grenier en fait, mais j'ai une fort jolie cave, pas voutée pour deux sous mais rangée comme jamais t'as vu une cave de ta vie. Pour ça le Papa il est hyper fort. Cela dit, il n'a aucun mérite parce que lors de notre déménagement, le Papa a rangé sa cave, moi j'ai géré le rangement des millions de milliards de cartons au septième étage. Mais je reconnais que la cave est bien rangée. quand je vois le nombre incroyable de trucs de merde qu'on conserve année après année, j'en reste coite. Déjà, la cave est bien fournie en cartons de couches pleins de vêtements enfants trop petits, tu n'imagines pas combien il y en a. Non, vraiment, ne cherche pas à imaginer. Pour l'anecdote, sache que quand Leïlou est née, on lui a offert pas moins de trente robes taille 6 mois. Trente. Ma cave est petite, mais ma famille est vaaaaaste. A côté de tous ces vestiges vestimentaires, tu trouveras aussi quelques cartons estampillés 'outils de jardin'. Au 7ème étage, point de potager. Pas loin, près de la baignoire, la shantala, le transat baby, le parc, les vieilles peluches, le cosy, le couffin et la poussette nouneau né, il y a of course, des trucs que tu gardes parce que tu sais pas pourquoi mais c'est sûr ça va servir un jour. J'ai même trouvé un carton 'cadeaux de mariage moches', la honte. Bref, je m'égare. Ce matin, j'ai tout déballé et j'ai soumis au porte monnaie de tout un chacun mes petites bricoles. Et j'ai découvert un truc. Qu'est ce qu'il est radin le tout un chacun. C'est fou. Parce que tu comprends, mes petites robes taille 6 mois, à 50 centimes pièce et ben c'est encore trop cher. Le vase de la grand tante, à gerber contre, mais en porcelaine de chine, il faudrait même le donner en cadeau. Genre. Allez, je râle, je râle, mais en fait, j'ai réussi à me débarrasser de trois cartons entiers, j'ai remballé tout le reste, écris dessus 'brocante prochaine', j'ai même retrouvé quelques vêtements tout neufs de baby qui seront parfaits pour un futur cadeau naissance et, cerise sur le gâteau, j'ai profité du soleil à fond. J'ai la chauffe qui me gueule, je te dis que ça!



